Découvrez tout ce que vous devez savoir sur le "Quality Update" de Google

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30 July 2015 0

Cette année 2015 s’affirme décidément riche en Google « updates ». Après la mise à jour très remarquée concernant la comptabilité mobile, effective après plusieurs annonces officielles, le moteur de recherche le plus utilisé en France a de nouveau sévi en mai dernier avec une nouvelle modification d’algorithme. Beaucoup plus discrète mais aussi plus dévastatrice, la « Quality Update » a créé un véritable tsunami qui a bouleversé le paysage du web. Si votre site a été touché de loin ou de près, découvrez quelques conseils pour remonter dans les pages de résultats de recherche.

Une mise à jour aussi inattendue que véhémente

Tout d’abord baptisée « Phantom 2 », un nom qui reflète parfaitement l’absence de communication de Google (et qui rappelle une situation similaire qui s’était produite en 2013), cette mise à jour n’est pourtant pas passée inaperçue des éditeurs de contenus et webmasters. Certains ont constaté une baisse de positionnement plus ou moins prononcée au cours des deux premières semaines de mai. Or ces dates coïncident avec un profond remaniement d’algorithme visant à pénaliser les sites de mauvaise qualité. Officiellement rebaptisée « Quality Update » par une annonce finalement diffusée par le moteur de recherche quelques semaines plus tard, cette mise à jour s’inscrit donc dans la lignée de « Panda ». Mais même si les experts ont perçu de nombreuses similitudes entre les deux « updates », chacun possède ses propres particularités.

Un pendant de « Panda » ?

Si « Panda » avait pour objectif de traquer les sites sans aucune valeur ajoutée pour les utilisateurs, comme les fermes à contenus et les pages satellites conçues par des référenceurs peu scrupuleux, « Quality Update » va (beaucoup) plus loin. L’on sait que depuis de nombreuses années, Google tente par tous les moyens de perfectionner encore et toujours son algorithme de manière à épurer le web et à offrir la meilleure expérience possible à ses usagers. Les robots d’indexation du moteur de recherche sont aujourd’hui capables de disséquer les contenus publiés en ligne avec efficacité, de reconnaître des synonymes ou un champ lexical et d’analyser avec précision la portée et le degré de viralité d’un texte. Il est donc naturel que Google cherche à privilégier et à mettre en avant les sites qui correspondent à ses critères de qualité. Les affirmations de Barry Schwartz, éditorialiste du site expert Search Engine Land, semblent corroborer cette hypothèse. Selon lui, Google a admis avoir modifié la façon dont il « traite les signaux évaluant la qualité ». Autre différence majeure, certains sites ont eu la « chance » de se voir propulsés en tête de lice des pages de résultats de recherche. Cela signifie donc que « Quality Update » ne s’est pas contenté de déclasser les mauvais élèves qui n’ont pas appliqué les recommandations éditoriales de Google. Contrairement à « Panda », la mise à jour a également eu des conséquences positives en récompensant les sites ayant fait l’effort d’enrichir et d’améliorer leurs contenus. Citons par exemple Amazon.com, Groupon.com ou Thesaurus.com, qui ont bénéficié d’une hausse de visibilité.

Comment faire en cas de pénalité ?

Si votre site a connu une baisse de trafic et/ou de positionnement importante au mois de mai, il y a de fortes chances pour que celui-ci ait été impacté par « Quality Update ». La première chose à faire est de vous assurer que votre site ne comporte pas de pages pauvres en contenu ou comportant des textes suroptimisés. Après cette analyse liminaire, vous aurez le choix entre désindexer les pages qui posent problème (à l’aide de la balise « noindex », par exemple) ou les modifier en ajoutant des textes de bonne qualité. La seconde option est sans doute la meilleure car elle vous permettra de conserver un volume de contenus suffisant tout en boostant votre trafic.
Plusieurs experts, comme Glenn Gabe, consultant marketing et fondateur de l’agence américaine de Search G-Squared Interactive, s’accordent à dire que la qualité de contenu n’est pas le seul critère pris en compte par « Quality Update ». Tous les éléments pouvant gêner l’expérience utilisateur des internautes sont incriminés :

- Excès de publicités : les bannières animées, pop-ups et vidéos de démarrage sont particulièrement intrusifs et perturbants pour les internautes qui consultent votre site. Ils peuvent avoir une incidence sur le taux de rebond et décourager certains utilisateurs qui souhaitent consulter vos pages. Essayez de réduire le nombre de publicités sur votre site en privilégiant des formats statiques.
- Erreurs 404 récurrentes et liens cassés : il est impératif de vérifier que vos liens ne mènent pas vers des pages supprimées, ce qui peut générer des erreurs 404.
- Nombre trop important de contenus créés par les utilisateurs (commentaires, témoignages ou avis clients) : de nombreux « user generated contents » de mauvaise qualité ont une incidence sur la prise en compte de votre site. Vous devez absolument optimiser votre politique de modération.

N’hésitez pas à passer au crible votre site pour corriger le tir ! Il faut savoir que Google crawle les pages d’un site donné très régulièrement. Toutes les modifications positives que vous apporterez à votre site seront rapidement prises en compte. Vous devriez donc constater par vous-même les effets de votre travail de rewriting et d’amélioration.

Adopter une stratégie éditoriale gagnante !

Le meilleur moyen d’éviter les écueils d’une baisse de positionnement consiste à alimenter régulièrement son site avec des contenus originaux et attractifs. Quel que soit votre business model, il est important d’offrir à vos internautes des textes en phase avec leurs attentes. Si vous avez un site de e-commerce, ne négligez pas vos descriptifs. N’oubliez pas qu’une photo ou une vidéo suffisent rarement à expliquer l’ensemble des fonctionnalités d’un produit. Portez une attention particulière à la densité de mots clés dans vos textes ou vos articles. Un nombre de mots clés stratégiques trop important peut être considéré par Google comme du spam. Il est important de varier le vocabulaire employé, d’utiliser des synonymes et, bien sûr, de rédiger vos contenus de la manière la plus naturelle possible !


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Auteur : Philippe Martins

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